17/12/2009

Un roman -feuilleton !

Bonsoir à toutes et à tous.Juste quelques mots pour introduire les Chroniques Castelducaises, petit roman feuilleton de N Dollé.

Un roman , forcément imaginaire, ainsi les lieux,personnes,situations,etc.., décrites et vécues par les personnages sont purement imaginaires et les ressemblances avec des lieux, personnes,faits, liste non exhaustive, ne pourraient etre que le fruit du hasard.

Voilà, bonne lecture.

PS: la publication se fera au fur et à mesure des réceptions des écrits de l'auteur.

@+LG

Chroniques Castelducaises: roman comique de N. Dollé

 

1-Chateuduc:une petite ville ,là bas, au Sud.

Le soleil dardait ses derniers rayons sur les vieilles et nobles pierres de la petite cité plusieurs fois, deux au moins au dire de l'office de tourisme, millénaire.

Alanguie au flanc de la colline,là ou la source dite Aigues-Fresco jaillissait, Chateauduc la méridionale laissait admirer ses tours médiévales,ses jardins secrets-et modestes!- ainsi que son enceinte fortifiée admirablement préservée.

La vieille ville dominait les quartiers qui, de périphériques, étaient devenus au fil du temps le centre ville d'aujourd'hui,là ou les activités commerçantes se concentraient, ainsi que la majeure partie de la vie sociale et politique locale.

Les platanes et la promenade éponyme avaient depuis longtemps remplacés les douves médiévales pour ne laisser place qu'à de biens pacifiques combats entre les amateurs de pétanque, activité fort prisée à Chateauduc. Ces platanes faisaient une ceinture verte l'été , avec une ombre épaisse fort appréciée. Le plus gros inconvénient qu'y trouvaient les Castelducais étaient la quantité de feuilles mortes à ramasser à l'automne. Nos amis n'étaient peut être pas sensibles au charme des couleurs ensorcelantes automnales?

 

La ville de Chateauduc était , au milieu des années quatre-vingt dix encore très marquée par son caractère rural et pour tout dire un peu retiré du monde.

En effet, ici point de grandes surfaces et de zones commerciales sans âmes, qui de Lille à Marseille, en passant par Vesoul, imposaient un modèle unique, laid, et dévoreur d'espace.

Pensez donc, pas un rond point, pas même un feu rouge!Mais plus de trains non plus, ni d'autoroute d'ailleurs.

Les cyprès,les platanes, les cigales, les vieilles pierres ne connaissaient pas encore tout cela, et ma foi ne semblaient pas plus mal s'en porter. Les habitants non plus.

 

Ici , la seule concession néanmoins consentie à la modernité urbaine , après des débats homériques et des échanges houleux, était un lotissement de « Villas Provençales » qui avait vu le jour pour accueillir les nouveaux habitants, faisant dire aux mauvaises langues que le Chateauduc nouveau avait un goût de piquette.

 

Les quelques six-mille huit cent habitants de cette modeste bourgade du Sud de la France vivaient paisiblement, en profitant de la douceur de vivre de ce petit coin béni des Dieux, et oublié, un peu! des hommes et du progrès .La paix vous dit 'on!

C'est tout du moins cette réflexion que se faisait Auguste Vieuxpoivre,jeune maire de 69 ans de Chateauduc.